Connaissances et compétences : clarification des concepts (1/3)
09.05.07 - 03:58
Article rédigé conjointement avec Guillaume Kempf.
Les connaissances sont le fruit d’un cycle données – informations - connaissances
Car un schéma vaut quelques fois mieux qu’un long discours, en voici un, simple et clair, qui nous permet de bien appréhender ce principe de cycle :
Source : Gilles Balmisse (2004)
Les deux catégories de connaissances
Dans une entreprise les connaissances sont emmagasinées dans les archives, les armoires et les têtes des personnes. Elles sont représentatives de l’expérience et de la culture de l’entreprise. “Diffuses, hétérogènes, incomplètes ou redondantes, elles sont fortement marquées par les circonstances de leur création. Lorsqu’elles sont formalisées, elles n’expriment pas le “non-dit” de ceux qui les ont mises en forme et qui pourtant est nécessaire à leur interprétation” (Grundstein, 2002)
Elles se répartissent en deux catégories : les connaissances tacites qui correspondent aux savoir-faire des employés (entre 70 et 80 %) et les connaissances explicites qui correspondent aux savoirs de l’entreprise (entre 20 et 30 %).
Source : Michel Grundstein (1999), adapté de Monterrey (1994)
A ces connaissances, nous pouvons ajouter la notion de compétence qui est propre à l’expert.
La notion de compétence
Parler de savoirs et de savoir-faire utilisés et produits par l’entreprise ne préjuge pas de la façon dont ces connaissances sont mises en oeuvre au quotidien, dans des situations opérationnelles soumises à des contraintes techniques, économiques et psychosociologiques. De ce point de vue, on peut évoquer la notion de compétence comme la capacité des personnes à mettre en oeuvre les savoirs et les savoir-faire constitutifs des connaissances de l’entreprise dans des conditions de travail contraintes données : le poste de travail, un rôle déterminé, une mission spécifique. Ainsi la compétence se réalise dans l’action : c’est un processus qui fait appel au savoir-être des personnes et à leurs attitudes éthiques (Grundstein, 1995).
Et pour terminer, voici un autre schéma, qui situe les concepts les uns par rapport aux autres :

Source : N. Vergnaud (2002)
Les sources :
- Michel Grundstein (mai 1995). La Capitalisation des Connaissances de l’Entreprise, Système de Production des Connaissances. Actes du Colloque L’Entreprise Apprenante et les Sciences de la Complexité, Aix en Provence, France, 22-24 Mai 1995. Edité sous forme d’ouvrage collectif sous la direction de Jeanne Mallet : L’organisation Apprenante. Faire, chercher, comprendre (Tome 2). Université de Provence, 1996.
- Michel Grundstein, Camille Rosenthal-Sabroux (octobre 1999). Système d’information et capitalisation des connaissances : un enjeu nouveau pour la conception de système d’information. Colloque PREDIT, Paris La Défense.
- Gilles Balmisse (11 octobre 2004), ”Le marché des outils du KM”. Intervention réalisée dans le cadre du KM Forum 2004
- N. Vergnaud (2002). Développement et implantation d’un modèle intégré de gestion des compétences et des connaissances. Mémoire de DEA “Extraction de Connaissances à partir des Données (ECD)”, Lyon II.



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