Avatar

Dans le dernier numéro de thot, il y a un article (payant) sur les avatars. Qu’est-ce que c’est ? C’est un personnage virtuel qui interagit avec l’utilisateur et sert de guide au travers d’une application d’apprentissage. Voilà pour une définition “light”.

En France, l’éditeur Cantoche propose ce type de technologie depuis maintenant quelques années. C’était un précurseur à sa manière. Et, en plus, c’est un partenaire d’Hemisphere et de Savoirs en Réseau. Les enseignants-chercheurs testent des dispositifs. Thot donne les références de cinq expérimentations aux Etats-Unis dans son article “Donner un visage animé au tuteur en ligne***”.

Or, ce matin, Cantoche annonce désormais des avatars pour mobile. Il y a souvent un décalage entre l’innovation dans la PME et la recherche dans les universités. C’est dommage, parce qu’un avatar pédagogique de premier niveau aide bien les utilisateurs. Et qu’on peut imaginer des coachs sur mobile pour l’apprentissage des langues. La création de scénarii complexes le permet, comme l’explique cet article du laboratoire LIMSI.

D’autres part, la synthèse vocale permet désormais de se dispenser de l’enregistrement de voix-off.

Il est vrai que s’offrir un agent conversationnel pour quelques heures de e-learning revient excessivement cher. Mais pas si on l’utilise de façon globale, cela devient extrêmement rentable. Voilà une petite liste d’idées :

  • Agent de communication pour la promotion de la formation sur l’intranet de la société.
  • Personnage fil rouge dans toutes les applications orientant les différents scénarios pédagogiques en fonction du niveau de l’apprenant piloté par le tuteur.
  • Interlocuteur pour l’évaluation en fin de parcours. Cela change des quizz qui ennuient la plupart des apprenants, en formulant des encouragements
  • Tuteur de premier niveau de type assistance technique
  • Intermédiaire vers de l’interaction humaine en favorisant un profiling des utilisateurs
  • Etc….

Mais ce personnage n’est pas dévolu à une formation… Il est le représentant du formateur. Cela me rappelle une anecdote des années 2000, une expérimentation chez General Motors : toutes les questions internes des chaînes de production, de type FAQ, avaient été enregistrées par la personne qui répondait habituellement au téléphone. Son métier se valorisa rapidement, parce que lorsqu’on l’appelait, c’était pour son expertise. Bref, l’avatar était le double numérique qui s’occupait des travaux répétitifs. Et, en pédagogie, comme ailleurs, il y a des tâches répétitives qu’un avatar peut prendre en charge.

Additious

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