Whuffie !

Ce billet fait partie d’une série d’articles qui seront consacrés à l’identité, la réputation, et le recrutement numériques. Le premier article a été publié sur ce blog, et l’ensemble des billets peut être suivi sur ce flux RSS et sur doppelganger.name

Voici une expression très intrigante ! Qu’est-ce que le whuffie ? C’est une expression que l’on doit à Cory Doctorow, co-éditeur chez BoingBoing.net et auteur du livre de science-fiction Down And Out In The Magic Kingdom. Cet ouvrage décrit le fonctionnement d’une nouvelle société, The Bitchun Society, dans laquelle tout est basé sur le whuffie.

L’information et les biens sont gratuits. Cela exclut la circulation d’argent et la focalisation sur les aspects financiers d’une personne pour jauger son influence.

Les personnes disposant d’un whuffie très important ont le plus d’influence et le plus de récompenses. Dans l’histoire de Cory Doctorow, les personnes disposent d’un implant au cerveau qui leur permet de connaître le whuffie de chacun. Ce système futuriste nous encourage à être plus responsables dans nos actes.

Dans notre thématique de l’e-réputation, plus votre whuffie sera important, plus votre e-réputation le sera également. Cela se traduit par des retours positifs telles que des invitations diverses (conférences, ateliers de travail, présentations en entreprise), des offres (proposition de contrats, de partenariats), un soutien (promotionnel), des “endorsements” (Linkedin).

Chaque action entreprise, chaque intéraction, chaque trace laissée, va impacter sur votre whuffie.

Si l’on veut construire des relations durables, on se focalise alors sur le “quoi” et surtout sur le “qui”, l’identité et la sincérité de la démarche. Un important whuffie joue le rôle de multiplicateur tout comme le Web, un fort atout pour toute personne souhaitant maximiser sa visibilité numérique sans bruits.

Ce concept est également à mettre en parallèle avec les concepts de :
- Social Capitalist, caractérisant les personnes désireuses de s’appuyer sur la force d’une communauté pour faire passer un message
- Personal branding, concept popularisé par William Aruda et Tom Peters. Il nous a recentrés sur l’importance du positionnement et le souci de se comporter en tant que marque à part entière. Penser “whuffie” semble apporter une touche humaine à cette dynamique.

Tara Hunt (co-fondatrice de Citizen Agency) tient un blog traitant de cette thématique et se prépare à sortir son livre The Whuffie Factor, pour preuve que l’indicateur créé par Cory Doctorow a une portée essentielle dans l’évolution actuelle du Web.

Quelques questions :
- Pourquoi certaines personnes auraient plus d’influence et d’invitations que d’autres ?
- Pourquoi accepter de recevoir des e-mails, des feeds de certaines personnes seulement ?

Mes sources d’information numériques

L’alimentation des blogs dont je suis auteur ou co-auteur (Savoirs en réseau, motrech, Samarkande, etc.), la diffusion d’informations aux personnes que je connais, etc., passe par la veille et la lecture que j’essaye de faire quotidiennement. Mes principales sources d’information numériques (je n’oublie pas les colloques, les déjeuners, les pauses café, etc. qui sont également essentiels) sont :
- alertes Google (”réseaux sociaux”, “moteurs de recherche”, “technologies web”, “travail collaboratif”, etc.) : beaucoup de bruits mais aussi quelques perles. Elle complètent bien, je trouve, les informations que je glane via les autres sources d’information que je consulte. Je fais le tri généralement assez vite ;
- flux RSS : ils sont aggrégés sur mon espace Netvibes ;
- listes de diffusion : veille, carto-infos, HotDoc, etc.
- lettres d’information : Sociétés de l’information, Thot-Cursus, liens-socio, etc. ;
- surf sur le Web et sérendipité : quelques heures par semaine, si je peux. C’est bien de se laisser planer ;
- infos reçues de mes contacts personnels et professionnels : il y a ceux qui m’envoient des messages en se disant que ça peut m’intéresser et les autres qui souhaitent tout simplement amener à ma connaissance un projet, la création d’un site, etc. Le mail, Skype ou MSN font en général l’affaire pour ce type d’échanges ;
- communautés diverses : hubs Viadeo, groupes Facebook, etc.
- micro-blogging via Twitter : je ne pensais pas il y a quelques mois que j’aimerais autant Twitter.

Les liens qui me semblent intéressants sont compilés dans mon espace Mister Wong (je ne suis pas une grande fan de del.icio.us), que j’ai créé il y a peu et qui est en cours d’alimentation.

Ce qui est amusant c’est le cycle sous-entendu derrière la lecture-réception/sélection/diffusion d’informations. On ne diffuse pas toutes les informations que l’on trouve. On commence par les survoler, les sélectionner, les lire plus attentivement et les diffuser via différents vecteurs de communication, à des publics et contacts qu’elles peuvent intéresser.

Voyez-vous d’autres sources d’informations numériques ?

Cultures numériques et homo numericus

Un très beau travail que l’on doit à Bruno Richardot sur son blog Brich59 ! Vu chez Eric.

Ca ne bouge pas du côté des usages d’Internet

Ca ne bouge pas beaucoup en tête des usages qui sont faits d’Internet ! En effet, l’e-mail et la recherche d’informations sont une nouvelle fois les usages les plus plébiscités par les internautes. C’est ce qui ressort de l’enquête menée par le cabinet Gartner, au niveau mondial (18 pays), auprès de presque 5000 internautes (toutes tranches d’âges confondues). Sur le podium, on retrouve également, en troisième position, les banques en lignes ! Les blogs et les réseaux sociaux n’apparaissent que plus bas dans le schéma.

usagesInternet

Premier Barcamp Maurice [../06/08]

Un peu de pub pour un évènement qui vaut la peine qu’on s’y intéresse ! Il aura lieu dans le courant du mois de juin. Une initiative de Pierre Bernard, un ami, explorateur du Web tout comme moi. Ils recherchent des sponsors, des partenaires… si cela vous intéresse, rendez-vous sur le mur du groupe Facebook créé pour l’organisation de l’évènement.

barcampMaurice

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter : le site Mauritius Network Pages, le groupe sur Facebook et le blog netmu.org.

La triste vérité sur les applications Facebook

Dans un article intitulé The sad truth about Facebook apps, le site du Dallas News souligne que près de la moitié des 23 160 applications proposées sur Facebook (chiffre fournis par FlowingData de l’époque), 9 609 applications pour être exact, entre dans la catégorie Just for fun. Autre constatation : ce n’est pas parce qu’une application est installée qu’elle est forcément utilisée !

facebookAppli

Et vous, quelle utilisation faites-vous des applications Facebook ? Dans quelle catégorie entrent-elles principalement ? Quelles sont vos applications préférées ?

Symptômes de la dépendance au Web

Voici en quelques lignes (tirées de l’article d’Ed Williamson, sur lepost.fr), quelques symptômes qui peuvent supposer que vous êtes dépendant au Web. Certains, comme le Dr Bock, parlent même de maladie mentale et de trouble impulsif-convulsif.

Netvibes bientôt open source

C’est dit ! Une petite illustration, issue de i feed good !.

tarik-netvibes

Intertice 2008

intertice

Intertice 2008 est une rencontre autour des usages pédagogiques du numérique qui s’adresse à tous les membres de la communauté éducative. Elle consistera en un ensemble de conférences, d’ateliers, d’animations et d’espaces thématiques.

Quand : 23 et 24 mais 2008
Où : Cité des sciences et de l’industrie (Paris)
Le site officiel : http://www.intertice.fr/

Thèse sur les serious games

Julian Alvarez, Docteur en science de la communication et de l’information à l’IRIT (Toulouse), vient de publier une thèse sur les jeux sérieux, intitulée “Du Jeu vidéo au Serious Game, approches culturelle, pragmatique et formelle”. Je voulais reprendre le sommaire mais il est tellement long que j’ai renoncé ;)

Par contre, voici les mots-clés, qui donnent une idée de son contenu :

“Serious game, jeu vidéo, classification, gameplay, game design, brique Gameplay, brique
Game, brique Play, apprentissage, pédagogie, scénario pédagogique, apprentissage par projet,
multimédia, Interaction Homme Machine, utilisabilité.”

Vous pouvez consulter la thèse en suivant ce lien.

(source : le site du CERIMES sur les jeux sérieux)

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